spip_titre

La mise au monde


Comédienne depuis 1994, elle se forme auprès de Jean-Christian Grinevald, Abbès Zhamani, Didier Brice, François Rodinson, Sylvain Maurice, Ariane Mnouchkine, Guy Freixe...

Rapidement, elle crée la compagnie du Sauveterre. Parallèlement au travail d’actrice, elle s’oriente vers celui de la mise en scène. Très tôt intéressée par la direction d’acteur, elle commence ses recherches au travers des contes littéraires du XIXème siècle. puis au travers de textes qui émergent de l’actualité contemporaine. Au cours de ses différentes créations, elle explore alors cette relation autant intime qu’ambigüe qui lie le comédien avec "son personnage", à moins que ce ne soit le "personnage" avec son comédien... A vrai dire, Ophélia ne dirige pas, elle accompagne ! Séduite par les univers pluri-disciplinaires, elle s’installe bien souvent dans des atmosphères inattendues. Mêlant mots et sons, de la cornemuse au saxophone en passant par le free jazz. Il lui arrive aussi de dialoguer entre mots et photographies géantes. Dominique Falcoz, donne lieu à la création d’un Festival au féminin, la Biennale des Créatures. Fortes d’une complicité réciproque, elles collaboreront rapidement à la mise au monde de "Jeanine" qu’elles feront grandir ensemble. La première rencontre avec "Ce qu’il y a de particulièrement excitant avec Jeanine, c’est que le personnage prend véritablement le pas sur l’acteur au point troublant d’imaginer Jeanine dotée d’une vie autonome."

O. Bard